Der Stadtboden - Boden des Jahres 2013

Mit der Aktion „Boden des Jahres“ will die Bodenkundliche Gesellschaft der Schweiz BGS/SSP zum Bodenbewusstsein beitragen. Böden sind zumeist sprichwörtlich unter unseren Füssen verborgen. Ihre vielfältigen Aufgaben für Natur und Mensch sollen den Menschen besser bewusst werden. Dies ist Voraussetzung für mehr  Wertschätzung für die Böden und damit zum haushälterischen und sorgsamen Umgang mit der Bodenfläche und mit den Böden.

Ist der Boden von einer Asphaltschicht überdeckt, kann er nicht als «echter Boden» bezeichnet werden. Auch in Städten kommen aber offene Flächen vor: in Gärten, Zierpflanzungen oder Parkanlagen. Diese Böden erlauben es dem Wasser zu versickern und reduzieren damit das Hochwasserrisiko. Sie geben das Wasser verzögert wieder an die Pflanzen und an die Atmosphäre ab, was nicht nur das Pflanzenwachstum ermöglicht, sondern auch zur Regulation der Temperatur in urbanen Gebieten beiträgt.

«Eine aktuelle Herausforderung für die Bodenkunde ist es, dass Stadtböden bekannter und in der Stadtplanung berücksichtigt werden. urbane Böden sind nicht nur spannende Objekte zur Erforschung der Bodenentwicklung. Sie sind auch eine wertvolle Ressource für die Entwicklung unserer Gesellschaft. ...»
Christophe Schwartz - professeur en génie pédologique, Laboratoire Sols et Environnement, Université de Lorraine-INRA, Nancy, France

Steckbrief: Der Stadtboden

  • Bodentyp : ANTHROSOL
    kalkhaltig, organisch, eben, mehrschichtig, mit Artefakten
  • Standort: ehemaliger Steinbruch (Les Pacôts)
  • Funktion & Nutzung : Rekultivierung / Erosionsschutz/ Waldbau / Ästhetik / Biodiversität
  • Bewirtschafter: Forstdienst der Stadt Neuchâtel

Textur : lehmig
Organische Substanz im Oberboden : 5%
Skelettanteil : 50%
Artefakte : Ziegel, Teer, Zement, Glas, Knochen und Metallteile (unter 20%)

  • Aufgrund seiner lehmigen Textur hat der Boden eine hohe Wasserhaltekapazität und erlaubt damit den Pflanzen eine gute Nährstoffzufuhr
  • Dank seiner hohen Porosität ist der Boden gut durchlüftet und kaum anfällig auf Verdichtung
  • Die kontinuierliche Zufuhr von organischem Material, das wiederum in Kompost umgewandelt wurde, ist ausschlaggebend für eine gute Bodenstruktur

Der Stadtboden und seine „tragende Rolle“ für:

  • Infrastrukturen (Gebäude, Strassen, Kanalisationen, etc.)
  • Versorgungsnetzwerke (Wasser, Elektrizität, Telefon, etc.)

Der Stadtboden und seine Funktionsrolle:

  • für das Pflanzenwachstum (Stadtparks, Gärten, etc.)
  • zur Regulierung des Temperatur- und Wasserhaushalts (Versickerung) sowie für den Austausch mit der Biosphäre
  • für den Abbau organischen Materials und die Rückführung von Nährstoffen
  • als Filter, Puffer und Transformator von Schadstoffen aus Industrie, Verkehr, etc.

Testimonials für den Stadtboden

[Die einzelnen Testimonials werden jeweils nur in ihrer Originalsprache aufgeschaltet]

«Il m'aura fallu attendre un plein demi siècle et de nombreuses publications d'histoire locale, essentiellement consacrées, il est vrai, aux institutions et à l'histoire des mentalités, pour prendre conscience qu'il n'y a pas de cité sans sol et pas de sol qui ne garde les traces des activités qu'on y a menées. Après nous avoir fait découvrir en 2012 qu'il n'y a pas de vie sans laboureurs et pas de laboureurs sans terres cultivables, la SSP se propose en 2013 d'élever le sol urbain au rang des grand témoins de l'histoire, toujours avide de sources nouvelles. Ce sera une heureuse découverte pour beaucoup d'historiens – dont je suis - trop habitués à ne considérer l'homme que dans le superficiel de son environnement construit. Nous devons donc une fière chandelle à ces nouvelles générations de pédologues qui nous incitent à prolonger notre regard au delà du visible! Dans ce sol même où nous aimons à dire que plongent nos racines historiques. Merci!»
Jean-Pierre Jelmini, historien, Dr ès Lettres h.c. de l'Université de Neuchâtel

 

«Un sol tellement anthropique que la vie y est fugace et souvent qu'en surface. Il ne suffit plus d'avoir les pieds sur cette terre souvent sans roche mère. Nos réflexions doivent être sensibles à toutes les strates d'un espace de vies à créer, prenons donc avec humilité de la profondeur!»
Monsieur Jean-Marie Boillat, chef du Service des parcs et promenades, Ville de Neuchâtel (NE)

 

«Actuellement, c'est dans l'air du temps de parler de développement durable et d'opération « croque-béton » dans les villes.
Le discours général est que les villes deviennent perméables. Mon constat est inverse et j'aimerais lancer un cri d'alerte. Tous les jours, suite à de multiples chantiers, des fosses se creusent dans la ville, systématiquement purgées et les matériaux évacués. À la place, on rebouche ces fosses avec des matériaux inaptes à la croissance racinaire (densité apparente trop élevée et matériaux minéraux graves de type 1 et 2 voulues par le génie civil). À ce rythme, dans 50 ou 100 ans il n'y aura plus d'espace en ville sous nos pieds où une racine pourra se développer.
Imaginez une minute une ville sans végétation ! … Quelles conséquences ? Quelle biodiversité ? Quel sera le climat, l'état psychique des habitants?
Mon souhait est que cette plaquette puisse lancer des ponts entre tous les acteurs qui interviennent sur les sols urbains, (génie civil, urbanistes, architectes du paysage, collectivité publique et société civile).»

Monsieur Lionel Chabbey, chargé d'enseignement HES, hepia Lullier (GE)

 

«Un enjeu actuel de la science du sol est que les sols urbains, souvent appelés Technosols, soient mieux connus et pris en compte dans l'aménagement des villes. Les sols urbains sont non seulement un objet passionnant de recherche sur le fonctionnement et l'évolution des sols. Ils sont aussi à considérer comme une ressource pour le développement de nos sociétés. Valoriser la multifonctionnalité des sols au sein des villes permettra alors, en particulier, de préserver de précieux sols agricoles dans leurs périphéries.»
Christophe Schwartz - professeur en génie pédologique, Laboratoire Sols et Environnement, Université de Lorraine-INRA, Nancy, France